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Ouagadougou sera au centre de la lutte contre la désertification


La célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification sera marquée au Burkina Faso.  Cette journée instituée pour sensibiliser les populations sur la désertification et les effets de la sécheresse est placée sous le thème « Notre terre, notre maison, notre avenir ». Le ministre burkinabè de l’environnement Nestor Bassière s’est entretenu à cet effet avec la presse ce mardi 13 juin 2017 à Ouagadougou. Plusieurs activités sont prévues pour l’occasion du 14 au 17 juin 2017 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso, à l’instar de la plupart de ses  voisins, souffre de la désertification et de ses effets. En moyenne 360 000 ha soit 1/3 des terres y sont dégradées chaque année.

Un phénomène qui ne laisse pas indifférentes les premières autorités du pays qui, aux dires du ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Nestor Bassière, cherchent non seulement à contenir la dégradation des terres mais surtout à inverser le phénomène et rendre les terres productives.

C’est fort de cet engagement que le Burkina Faso saisit l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification pour présenter ses stratégies  et outils en matière de lutte contre la désertification aux partenaires afin de plaider pour un  accompagnement de sa mise en œuvre effective.

« Ce n’est pas pour plaire à la communauté internationale, mais  c’est de pouvoir présenter nos bonnes pratiques, vendre les instruments que nous avons parce que nous sommes le seul pays aujourd’hui qui dispose d’outils. Mais la mise en œuvre demande des ressources. C’est le moment de faire le plaidoyer auprès de nos partenaires », dit le ministre.

Pour preuve, un exemple des bonnes pratiques,   un éco-village dans la commune de Komsilga  déjà réalisé,  sera visité par les invités.

La rencontre se tient sous le thème « Notre terre, notre maison, notre avenir » pour examiner l’importance des migrations liées à la dégradation des sols et montrer l’avantage des terres productives.

L’activité phare de la commémoration est le colloque international de haut niveau qui sera marqué par  « l’appel à action de Ouagadougou ».

Deux temps forts vont marquer ce colloque. Il s’agit d’abord de la signature symbolique d’un acte d’engagement du Burkina Faso à réaliser ses cibles en matière de Neutralité sur la dégradation des terres (NDT) qui, explique toujours le ministre, «veut dire que nous devrons chercher à minimiser la dégradation des terres et restaurer les terres déjà dégradées. Autrement dit, si vous dégradez 1 ha, vous restaurez,  récupérez 1ha de terre dégradée ».

Le second temps fort est l’adoption d’une déclaration sur les 3 S (Soutenabilité, stabilité et sécurité) dont le but est de stabiliser les zones de migration et de radicalisation par la réhabilitation des terres dégradées en vue de créer des emplois pour les jeunes  et les migrants de retour.

A noter qu’est prévu le baptême d’une rue de Ouagadougou au nom de Feu Hama Arba Diallo qui fut le premier secrétaire exécutif  de la CNULCD, l’un des critères qui ont motivé la tenue de cette journée au Burkina Faso.

La cérémonie d’ouverture le 15 juin 2017 est placée sous la présidence du Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré. Il sera assisté par ses pairs des républiques du Niger et du Mali et la Secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULCD), Monique Barbut. Plus d’une trentaine de ministres étrangers et chefs d’institutions sont aussi attendus.

Revelyn SOME

Burkina24




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